Le marché du bricolage stagne depuis 2014

Depuis la crise de 2008, le marché français du bricolage, à défaut de connaitre un recul, stagne, mais avec des chiffres toujours aussi élevés. C’est en effet un marché de plus de 20 milliards d’euros et les Français sont très adeptes de bricolages pour améliorer le confort de leur logement. Pour l’année 2014, le secteur n’a connu qu’une progression légère de 0.8% pour s’arrêter à 24,8 milliards d’euros. Ce qui est loin des records de l’avant-crise avec une progression 8% rien qu’en 2006.

Une filière en perte de vitesse

Dans le marché du bricolage, le rayon du bâtiment est sans doute le plus fréquent, bien devant la plomberie, la peinture et le chauffage. En revanche, il faut dire que le jardinage connait le plus de ventes avec une progression de plus de 3% durant l’année 2014, sans doute boosté par un climat clément. Globalement, il faut dire que le marché du bricolage emploie pas moins de 190.000 personnes, dont 120.000 dans les industries. Si l’on sait qu’il représentait seulement 15 milliards en 1997, tout laisse croire qu’il stagne à 24 millions d’euros depuis quelques années. Faut-il voir dans cette perte de vitesse un manque de pouvoir d’achat des Français ? Peut-être, mais il faudra aussi prendre en compte la baisse du marché des maisons individuelle, des nouvelles constructions et du déménagement La Ciotat.

La chute des ventes des négoces au grand public

Entre 2006 et 2008, la croissance du marché du bricolage est intimement liée au dynamisme des grandes surfaces de bricolages qui ont gagné plus de 1.9%. En même temps les ventes au grand public des négoces sont en chute libre de 8.4%. Concernant les achats de produits et de matériaux pour les particuliers, ils stagnent, car les Français déménagent de moins en moins. En effet, un déménagement La Ciotat dans un nouveau local est un levier important sur le marché du bricolage.

Un marché dominé par le digital

Selon les principales études réalisées, le marché du bricolage se digitalise de plus en plus. Cependant, le magasin reste toujours la principale source de renseignement avec un taux de 34% pour les bricoleurs réguliers. Les autres vont d’abord chercher leurs renseignements sur le net avant de passer en magasin. Il faut dire par ailleurs que les ventes en e-commerce ont bondi d’environ 20% seulement 1 an. Ce qui prévoit une grande accélération du processus de digitalisation des grandes enseignes en France.